Ladern sur lauquet.

 

ladern 7a.jpg (78031 octets) ladern 9a.jpg (98307 octets) ladern 11a.jpg (77453 octets) ladern 14a.jpg (101567 octets) ladern 19a.jpg (84634 octets)
ladern 29a.jpg (81185 octets) ladern 30a.jpg (78929 octets) ladern 31a.jpg (82405 octets) ladern 32a.jpg (85996 octets) ladern 23a.jpg (59993 octets) Lutrin
ladern 22a.jpg (92287 octets) ladern 18a.jpg (90202 octets) ladern 20a.jpg (101719 octets) ladern 16a.jpg (89871 octets) ladern 34a.jpg (56719 octets)
L'église de Ladern date du XIIème siècle, elle est de forme rectangulaire et se compose de 5 travées divisées par 4 arcs à ogives qui reposent sur des pilastres (hauteur : 10 m, Longueur, 19 m, Largeur : 8 m, Épaisseur des murs : 1 m 10).

Première travée : qui est de forme sanctuaire est plus basse que les autres travées de la nef. Les parois de la 1ère travée sont revêtues d'un lambris en bois verni (1802) 3 tableaux. Le maître autel avec baldaquin en marre blanc est supporté par 4 colonnettes.

Deuxième travée : qui est composée de deux chapelles. Au Nord : St Roch, au sud, Notre Dame toutes deux construites en 1854. Elles sont ogivales avec nervures et clé de voûte.

Troisième travée : baux de châtelains et baux d'œuvres.

Quatrième travée : fonts baptismaux sur l'emplacement de l'ancienne porte de l'église.

Les 3ème et 4ème travées sont éclairées de fenêtres ogivales.

Sur le sol : Pierre tombale 1M x 1M60 épitaphe : "Ci-gist Noble Paul de Siran décédé le 9 janvier 1663".

Sur les parois du mur : du même côté, en lettres d'or sur plaque de marbre blanc "A la mémoire de Jean Boutet, bienfaiteur de cette église, curé de Ladern 1861-1878. Boutet avait fait faire le pavage de la porte d'entrée de l'église, la chaire, le chemin de crois, les chaises, l'ostensoir et était donateur d'une grosse somme à l'église.

Cinquième travée : ajoutée à l'église en 1857, occupée par la tribune où est l'horloge et éclairée par une belle rosace avec vitrail.

Contreforts : en retrait mais trapus.

Clocher : deux cloches. Parrain : J . Coste Une cloche a été offerte par Paul de Siran.

 

« Toques et clochers 3 Avril 2003» :

Imaginez vingt mille personnes se bousculant, rigolant, causant, et dégustant leur verre de chardonnay, ou avalant leur repas, tout en déambulant à travers les rues d'un village dans lequel demeurent deux cent trente habitants. Oui, c'est possible, pour deux raisons très simples. 

D'abord, ce village existe : il s'appelle Ladern-sur-Lauquet (à 25 km au sud de Carcassonne). La cave du Sieur d'Arques, à Limoux, qui met en scène ces grands rassemblements champêtres, est habituée, rodée, rompue à ce film grand écran qu'elle projette au coeur de la ruralité limouxine depuis maintenant quinze ans. Son titre ? Toques et clochers.

Ses objectifs ? Promouvoir la blanquette et le chardonnay, fameux crus du limouxin, et permettre aussi la conservation du patrimoine religieux. Grâce aux recettes induites par la vente aux enchères du chardonnay, les Toques ont en effet participé au financement de plusieurs chantiers de restauration (églises, clochers, oratoires, calvaires...).

« Le clocher est un repère communautaire », expliquait un jour Pierre Mirc, le président de la Cave limouxine. « Chaque village se reconnaît en lui. Et puis le clocher se dresse souvent derrière une colline parsemée de ceps. » Tout un symbole. Et la belle église de Ladern en a profité.

C'est pourquoi depuis quinze ans, la première journée des Toques (qui se déroule le week-end des Rameaux), a lieu dans un village choisi par le conseil d'administration du Sieur d'Arques.

Les rues sont décorées de fleurs, de mannequins (représentant des viticulteurs en costume d'époque), et de vieilles machines agricoles. Des parcelles de vigne sont même reconstituées sur les placettes ! Afin de ravitailler la foule, il y a bien sûr des points repas et des caveaux de dégustation.

Le lendemain, tout se passe à la cave, à Limoux, avec la dégustation des chardonnay : les visiteurs peuvent alors apprécier les nombreux crus issus des quatre terroirs locaux (océanique, haute vallée, autan et méditerranéen).

Enfin l'après-midi, c'est la vente aux enchères, systématiquement présidée par un grand chef cuisinier. Des noms prestigieux sont déjà venus : Bocuse, Senderens, Ducasse, Rebuchon, Gagnaire, Haeberlin... Quelques-uns sont même revenus par amitié, et pour cause de bons moments vécus en terre blanquetière.


Cette année, c'est Guy Martin, le chef du Grand Véfour, à Paris qui officiera aux côtés du commissaire priseur. Mais à la différence des années précédentes, où les rouges étaient proposés à la vente, il n'y aura que du blanc. Dans la salle, les acheteurs viendront de toute la planète pour repartir avec un ou plusieurs fûts.

Et dire que les premières Toques et Clochers, le 8 avril 1990, n'avaient attiré que trois cents personnes dans l'heureux village élu cette année-là. Et les enchères n'intéressaient que des acheteurs français (peut-être un Belge). Il est vrai que le chardonnay n'était alors qu'un vin de pays, et non un AOC.

 

 

Le Lutrin:

De style Louis XV, d'une hauteur de 1m60 il possède un pied triangulaire. une tige courte divisée par un nœud et terminée par une boule sur laquelle pose fièrement un aigle aux ailes déployées. Symbolique de l'aigle : cet aigle ferait allusion à St Jean le plus sublime des évangélistes. Saint Irénée comparait St Jean à l'aigle symbole de l'élévation et de la profondeur des vues.